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27.02.2006
Thèses électroniques : nature ou assaisonnées ?
Les interventions de l'Atelier international sur les thèses électroniques co-organisé par SURF, JISC et CURL à Amsterdam fin janvier sont disponibles en ligne. Neil Jacobs en a fait un compte-rendu dans le dernier numéro d'Ariadne. L'impression globale que l'on en retire est qu'il reste pas mal de travail à faire, et pas seulement chez nous : le panorama des solutions et projets en cours dans les 11 pays participants montre clairement l'hétérogénéité des pratiques à l'échelle européenne. Et les débats (sur l'interopérabilité, l'enrichissement et la gestion des thèses élec), reflètent l'étendue de la recherche à mener sur ces thèmes.
Dans sa conclusion, Neil Jacobs souligne le fait que la question de la pertinence d'un traitement spécifique pour les thèses (par rapport aux autres supports des résultats de recherche) reste ouverte : les "pour" mettant en avant les spécificités liées au workflow, au copyright, à un besoin d'évaluation (dans le cadre de l'harmonisation des diplômes), et les "contre" arguant de la meilleure efficacité d'un traitement global des résultats de la recherche dans le contexte international, et remettant en question l'intérêt scientifique de la thèse pour la recherche.
Il y avait aussi des français, à cette manifestation internationale, essentiellement une intervention de Lyon 2, extrait : "La France souffre d'un manque chronique de personnel technique au niveau local, ainsi que d'un centralisme chronique. Si l'approche centralisée est intellectuellement parfaite pour un système éducatif centralisé, elle est concrètement inefficace et conçoit "l'édition numérique" simplement - au mieux - comme une dématérialisation des documents ; les paradigmes fondamentaux n'en sont pas modifiés. [...] Au lieu de se baser sur les réseaux et le fédéralisme, en laissant chaque institution ou fédération d'institutions mettre en oeuvre sa propre production en conformité avec les standards internationaux - ce qui implique des ressources humaines et une certaine expertise -, et chaque étudiant ou chercheur accomplir sa part du travail en produisant des documents structurés - ce qui implique de la formation et un développement à long terme -, on focalise sur les aspects technocratiques de la procédure. Le résultat probable, d'après les spécialistes auxquels j'ai parlé, est que le système [centralisé] sera redondant avec certaines structures et procédures locales, ne s'intéressera qu'au signalemement et pas à l'accessibilité du contenu, et surtout encouragera l'archivage dans des formats disponibles (moins "chers") comme le pdf (ou pire). Certains analystes disent même que le système STAR marque la fin de l'engagement de la France dans la production de documents XML."
No comment.
07:55 Publié dans Thèses virtuelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
Unotchit (à vos souhaits)
Dans la série 'On trouve de tout sur internet', voici l'outil de dédicace à distance : Unotchit (pour 'you no touch it' façon SMS) permet aux auteurs de signer leur bouquins sans être physiquement présents dans la librairie.
07:40 Publié dans Rien d'autre à faire | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
25.02.2006
A big mistake
"Nous avons certainement étendu la durée [du copyright] peut-être -- et même pas peut-être, d'ailleurs -- de manière excessive. Je pense que c'est trop long. Je pense que c'était sans doute une grosse erreur, mais que le Congrès pouvait faire."
Mary-Beth Peters, chef du bureau américain du copyright, lors d'une conférence sur la propriété intellectuelle, la créativité et l'innovation organisée par l'University of North California.
[via Boing Boing]
11:36 Publié dans Copyright and wrong | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
24.02.2006
Localiser des documents en OA
Petit cours de rattrapage pour les bibliothécaires en manque d'information sur les archives ouvertes et l'open access :
- le ROAR est le répertoire des archives institutionnelles ouvertes maintenu par Tim Brody, de l'Univeristé de Southampton. Il en dénombre 635 à ce jour.
- l'OpenDOAR répertorie aussi les archives ouvertes, à l'initiative des universités de Nottingham (UK) et de Lund (Suède).
- le ROARMAP est le registre des politiques institutionnelles à l'auto-archivage, qui liste les politiques des établissements ayant pris position en faveur de l'archivage (et mis en place une archive)
- ROMEO est le projet du JISC qui recense les poiltiques des éditeurs par rapport à l'auto-archivage (ne cherchez pas d'éditeurs français, il n'y en a que 2 : un vert - qui autorise l'archivage des pré & post-prints - (EDP Sciences), et un gris, qui n'autorise rien du tout).
- le DOAJ de l'Université de Lund répertorie les revues en OA (on en est à 2061, dont plus de 500 indexées en texte intégral)
Dans la foulée, Peter Suber nous signale qu'Affaires universitaires du mois de mars 2006 fait un point sur l'OA au Canada, extraits :
"[...] le potentiel du mouvement en faveur du libre accès ne se réalisera pas par l’imposition de conditions visant à nuire au fonctionnement de petits groupes d’éditeurs de revues. Un effort général est plutôt nécessaire pour faire de l’autoarchivage une habitude et un aspect incontesté du travail de rédaction, tout comme l’est l’ajout de bibliographies et de références à la fin d’un article."[...]
"Quel est le point de vue des universitaires sur l’autoarchivage? « Les auteurs n’ont pas pris cette habitude, affirme M. Willinsky, de la UBC, en grande partie parce qu’ils cherchent avant tout à publier leurs articles plutôt qu’à les diffuser. »"
08:00 Publié dans Open Access | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
21.02.2006
Ranganathan
SR Ranganathan est un mathématicien & bibliothécaire indien connu notamment pour avoir inventé la classification à facettes. Il a également défini les fameuses 5 lois de la bibliothéconomie. Il me semble, mais après tout je ne suis pas dans la profession depuis assez longtemps pour le dire avec certitude, qu'il y a un genre de revival des idées de Ranga dans le milieu aux US, enfin, c'est ce que je me suis dit en lisant ce post sur blogwithoutalibrary, qui commente une intervention lors de la conférence de l'OLA (Ontario Library Association) intitulée : User-Created Content: Is there a Role for it in the Library’s OPAC? - l'ensemble des posts relatifs à cette conférence, et ils sont tous intéressants, est accessible grâce au tag OLA2006.
Et aussi après avoir lu ce post, dans lequel unamable tente de nous montrer que Ranga est décidément très web 2.0.
Est-ce qu'on parle de Ranganathan dans les écoles de bibliothécaires en Europe ?
Mide à jour du 28/02/06 : Tiens, encore un pre-print intitulé Application of Ranganathan's laws to the web.
07:25 Publié dans Choses en 2.0 | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
20.02.2006
Démission & suppressions
Ted Bergstrom vient de faire passer via Liblicense le courrier de démission de Max Steuer, enseignant et accessoirement responsable éditorial pour une revue d'économie publiée par Emerald. Alerté notamment par les publications de Phil Davis sur les pratiques de republication multiple d'Emerald découvertes l'an dernier, Max Steuer s'est rendu compte que travailler gratuitement pour cette revue confidentielle (qui n'a même pas d'impact factor) facturée à environ 6 000£ par an ne servait pas vraiment l'intérêt de la science ni sa communication au plus grand nombre : "... la politique tarifaire de cette revue n'était pas compatible avec la culture et les pratiques de la communauté universitaire. C'est une erreur de ma part de ne pas m'en être préoccupé avant d'accepter le poste. Je supposais simplement que les coûts et le reste de la politique éditoriale correspondaient en gros au standards du milieu académique. Il s'avère que ce n'est pas le cas".
Par ailleurs, les bibliothèques de l'Université de Louisville, Kentucky, annoncent un déficit d'environ 500 000$ (sur un budget global de 7 millions de $) pour l'année 2006, et donc des suppressions d'abonnement papier et électronique à prévoir, si elles n'obtiennent pas de financement supplémentaire. Un bibliothécaire rappelle que "les versions électroniques peuvent grimper de 10 à 40% par an, alors que les abonnements papier augmentent avec constance de 10% annuellement".
[Infos via Liblicense, OAN, et mon portrait en simpson (vous ne m'aviez pas reconnue ?) sur le simpsomaker]
08:05 Publié dans crise des périos | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
16.02.2006
Ca wikite à l'université (et des fois dans les biblis)
Précurseur dans l'implémentation de plateformes de blogs, l'Université du Minnesota vient de lancer sa plateforme de wiki : tous les étudiants, enseignants et personnels peuvent s'enregistrer et créer leur propre espace wiki ; il semble que la bibliothèque - dont le site est par ailleurs très bien -, n'ait pas encore mis en place le sien. Contrairement à ce qui se fait ailleurs, par exemple à la St. Joseph County Public Library (Indiana), qui a mis ses guides de recherche thématiques sur un wiki, ou dans les bibliothèques de l'Université de l'Ohio, qui proposent sur le Biz Wiki moultes ressources orientées business, ou encore à la Butler University qui propose un détail de ses bases de données sur le Butler WikiRef. Il y a aussi des bibliothécaires qui utilisent l'outil wiki comme support de cours, par exemple.
07:30 Publié dans Wiki partout ! | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
15.02.2006
Digg
Connaissez-vous Digg ? C'est un site de news orienté techno alimenté par ses propres lecteurs. En clair : j'ai repéré une info intéressante, je poste son lien et j'explique en quelques phrases de quoi ça parle. Les autres utilisateurs en prennent connaissance, ça leur plaît ? Ils peuvent lui attribuer un vote, elle rejoindra peut-être les news les plus populaires sur la page d'accueil de Digg. La force du système, c'est une communauté assez large, très réactive, et des outils permettant d'assurer un genre de "contrôle éditorial" sommaire : les news peuvent être signalées comme spam, comportant un lien erroné, déjà diffusées, dont les contenus sont inappropriés... Of course on peut suivre par des fils rss les news de la page d'accueil, mais aussi les résultats de ses recherches et, cerise sur le cake, voir les modifications du site en temps réel (comme le fait aussi Livemarks pour del.icio.us). Cool.
07:05 Publié dans Choses en 2.0 | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
14.02.2006
Y a-t-il suffisamment d'info sur les AO ?
Les archives ouvertes (AO) permettent à tout un chacun de consulter librement la littérature scientifique qui y est déposée. En théorie. En pratique, dans les bibliothèques, qui pense à consulter Repec ou OAISTER en plus du catalogue ou des BDD auxquelles la bibliothèque est abonnée ? Les services de référence et de PEB sont-ils (suffisamment) formés / informés sur ces ressources ? Parce qu'on parle beaucoup de la formation des usagers (et encore, de la formation aux usagers sur les AO, je n'en ai pas vu beaucoup), mais il me semble qu'il y aurait aussi un travail à faire sur la formation des services à l'utilisation de ces outils.
Juste une réflexion inspirée par ce post sur Chartering librarian.
07:35 Publié dans Archives Ouvertes | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
13.02.2006
Recherche fédérée : réfléchir avant ou après ?
La bibliothèque de l'Université d'Alberta (Canada) a organisé la semaine dernière un symposium sur la recherche fédérée. Au programme des interventions de Roy Tennant, de la California Digital Library, et de Cathy Gordon, directrice du business developpement (développement d'affaires ?) chez Google.
En résumé (via The distant librarian):
Roy Tennant (voir sa présentation ici) conseille à ceux qui veulent implémenter un outil de recherche fédérée :
- d'analyser les besoins des utilisateurs
- de déterminer quels sont les objectifs
- d'étudier les différentes options et de choisir quel niveau de contraintes ont est prêt à endurer (il est important de noter que ce sera forcément contraignant à un moment ou à un autre)
- d'être prêt à y consacrer plus de temps et d'argent que prévu, pour des résultats moindre que ceux espérés.
Donc un gros travail de préparation et d'analyse, puis un gros travail de mise en place, et un gros travail d'évaluation (accessible à tous, et ça c'est bien).
Pour Cathy Gordon, qui intervenait à propos de Google Scholar - qui fait aussi un genre de recherche fédérée, bien que personne ne sache ce qui est exactement fédéré- c'est plutôt l'inverse : installez votre solution, et raffinez après. Interrogée par des bibliothécaires, elle explique également qu'il est trop compliqué d'afficher une liste des contenus fédérés par GS, parce qu'il y en a trop, et que ça change tout le temps...
Les présentations ont été enregistrées, je pense qu'on devrait pouvoir consulter les videos ou les podcasts bientôt (je ferai une update, promis).
07:05 Publié dans Moteurs de recherche | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

