26.10.2009
Université d'été du CLEO - Table ronde 1/2
J'ai pu assister le mois dernier à la table-ronde organisée en clôture de l'Université d'été du Centre pour l'édition électronique Ouverte. C'était très intéressant, même si, soyons franche, il n'y avait pas foule (pas plus d'intervenants que de public mais pas loin, et aucun bibliothécaire - sauf moi). Et il tombait des cordes, mais je m'égarre. J'ai pris pas mal de notes, du coup je scinde le compte-rendu en 2 posts distincts. Première partie : les différentes plateformes du CLEO, leurs évolutions, et un retour sur l'Université d'été.
Présentation du CLEO et de l'Université d'été (Marin Dacos, Directeur)
Démarche de constitution d'une nouvelle profession : l'édition électronique – métier en cours de structuration.
Le CLEO est la coquille institutionnelle créée pour accueillir Revues.org en 2007 (alors que le projet date de la fin des années 1990), c'est depuis peu une Unité Mixte de Service (UMS) sous tutelle CNRS / Université de Provence / Université d'Avignon / EHESS. Cela dit Revues.org reste un portail « oecuménique ». Son objectif n'est pas d'être une grosse plateforme française, mais clairement d'être une petite plateforme internationale (ouverture vers les pays d'Amérique du Sud et traduction des interfaces en cours). Les 4 piliers du CLEO sont :
Hypothèses : plateforme de carnets de recherche
La plateforme, lancée en 2007? accueille une cinquantaine de blogs, dont 25 sont mis en avant sur le site principal. Un conseil scientifique procède à la sélection des blogs, il reçoit environ 1 candidature par semaine. Il existe 3 niveaux de validation :
- l'acceptation de la création du blog (qui est peu visible sur la plateforme, pour que l'auteur « se fasse la main »)
- l'agrégation : le blog apparaît sur la page d'accueil, une fois que son auteur maîtrise ses contenus et ses outils
- l'éditorialisation : il s'agit de valoriser des contenus, sans doute sous la forme d'un « Carnaval des blogs ». La sélection des contenus à valoriser pourra, pour garantir une pluralité de regards, être ouverte à d'autres personnes que les seuls membres du conseil scientifique.
Hypothèses reste un prototype, un outil en devenir ; ce stade expérimental permet de voir quelle appropriation en font les chercheurs d'une part, et de tenir compte de leurs retours pour améliorer l'outil d'autre part. Exemple des compte-rendus de lecture, nombreux sur la plateforme : un système d'ajout des ISBN va être implémenté pour agréger les compte-rendus concernant le même ouvrage.
Manuscrits : plateforme de gestion éditoriale (backoffice)
Gestion des soumissions, du blind peer-review ; peut tout à fait gérer un circuit d'édition papier traditionnel (prise en compte de toutes les étapes, jusqu'au bon à tirer)
Revues.org : plateforme de revues en ligne
La grande nouveauté de 2009, c'est l'ouverture aux livres électroniques : c'est désormais un marché, dans lequel s'impliquent des acteurs majeurs (Google, Amazon, Apple), il faut que la recherche en fasse partie. Le problème est que le livre électronique reste un objet difficile à manipuler au niveau électronique.
Par ailleurs un partenariat avec Cairn permet de diffuser la partie commerciale de 24 revues ; ce qui évite au CLEO d'avoir à gérer un département spécifique à la commercialisation (et accessoirement permet d'échapper à une « guerre des portails » néfaste).
La recherche de modèles économiques pour l'open access a abouti a une solution mixte : le freemium. Cette solution permet à la plateforme de rester gratuite en amont (pour les auteurs) et en aval (pour les lecteurs). Comme les financements publics ne suffisent pas, des cotisations optionnelles vont être proposées aux revues, ainsi qu'aux bibliothèques universitaires (en 2010) : elles leur donneront accès à une dizaine de services supplémentaires (par ex pour les revues, la possibilité d'inclure des cartes interactives, des vidéos etc. Pour les BU, accès à des statistiques de consultation, interlocuteur spécifique et journées de formation) sur les 110 services proposés au total, qui seront soumis à une barrière mobile.
Prochainement, les livres électroniques produits par le CLEO seront disponibles à la vente dans des librairies en ligne (Immatériel, Feedbooks) : l'idée c'est que les contenus sur le réseau sont gratuits, et que ceux qui s'en détachent (téléchargement sur disque dur ou liseuses) sont payants ; c'est une expérimentation (réversible) qui va être mise en place avec des éditeurs volontaires. Autre étape à plus long terme : proposer de l'impression à la demande pour les revues ou livres aux éditeurs qui le souhaiteront (plus d'épuisés).
Calenda : agenda des événements en SHS
Plus de 10 000 événements déjà signalés, avec + de 100 000 visites par mois, c'est le plus gros poste en terme de statistiques de fréquentation.
Organisation : 1 personne à temps plein est chargée du référencement des ressources du CLEO. Les revues sont encouragées à maintenir un lien direct avec leurs lecteurs (module de création de newsletters) et à assurer aussi leur propre promotion. Côté technique, la plateforme est hébergée sur une vingtaine de serveurs à Lyon, gérée par 5 personnes.
Revues.org fonctionne avec une stratégie ouverte de management : tous les membres de l’unité ont accès à toutes les listes de diffusion ; le corollaire de cette volonté de transparence dans la communication interne est pour chacun un travail nécessaire sur la rédaction des informations et sur le vocabulaire utilisé. La diffusion de la compétence et des connaissances dans cet univers instable passe par une veille permanente sur l’édition électronique effectuée par l’ensemble des métiers de Revues.org.
L'université d'été du CLEO (M. Dacos)
[Mes notes reprennent le contenu du support de présentation - mais donnent moins mal au coeur ;-)]
Contexte : évolution des pratiques de lecture, le livre change mais ne disparaît pas > décomposition de la galaxie Gutenberg : recul de la presse écrite, dématérialisation du livre...
Google Book Search : on n’est plus en face d’un «simple» moteur de recherche, mais d’une grosse entreprise de numérisation (déjà 7 millions d’ouvrages numérisés).
Un marché des liseuses est en train de se créer : le Kindle, c'est déjà du business (30% des ventes sur Amazon se font sur de l'électronique). Verrouillage des prix et des formats par le trio Amazon, Apple et Google.
La menace, c'est d'arriver à un Minitel 2.0 = faire d'internet un tuyau fermé, totalitaire. En France, la vitesse de circulation des données sur internet est plus grande pour la réception que pour l'envoi des informations, cela limite les possibilités des internautes pour monter leurs propres serveurs (limitation volontaire du secteur marchand)
Il faut arrêter de parler du livre, qui se désintègre et devient avant tout un texte, qui a et aura d'autres modalités :
- fluide
- flux
- immatériel
- multiformats (problèmes d'optimisation qui font grimper les coûts)
- reproductible
- pléthorique (1,5 millions sur l'Open Content Alliance) : on est de plus en plus dans une économie de l'attention : il y a plus de documents que de lecteurs. D'où l'importance des labels, de la recommandation.
- indexable (fonction oubliée des premiers outils)
- sémantisable
- liable
- piratable
- annotable : tags, favoris, notes (cf commentpress)
Les connexions entre les livres apportent de la valeur ajoutée à tous les livres > valeur de la recommandation, des liens de comparaison, de mise en perspective. Forge des livres = soumission / commentaires, capitalisation de la conversation scientifique, échanges internationaux (Exemple du Read Write Book, fil rouge de l'Université d’Eté).
Livre papier = objet fermé ; livre électronique = début d'une conversation (y compris pour la fiction).
Importance croissante des métadonnées (autant, voire plus que le livre lui-même) en terme de valeur ajoutée ; le problème est que cela revient très cher à mettre en oeuvre, d'ailleurs Google le fait mal (et le reconnaît : exemple de l'année 1899, qui comprend de nombreux exemplaires, et n’est en fait qu’un choix arbitraire suite à une fusion de plusieurs bases de données...)
Pour donner le meilleur du texte électronique, il faut qu'il puisse être :
- Lisible dans un format ouvert
- Recomposable (zoomable comme sur les iphone et ipod touch) – ce qui est une hérésie par rapport au processus de composition de l'édition traditionnelle des livres, il va falloir changer les mentalités.
- Conservable : l'utilisation est actuellement limitée à une nombre défini de machines, ce qui interdit d'autres usages > objets génétiquement périmés par les DRM.
- Manipulable – au moins autant que le format papier :
- Copiable/collable
- Inscriptible (annotable)
- Citable : identifiable, avec des url pérennes, des métadonnées correctement renseignées (importance du nommage des fichiers – cf podcasts de France Inter vs ceux de RTL). La mise en place d'une vraie politique d'enrichissement des fichiers est nécessaire.
- Interopérable : il faut faire communiquer les livres entre eux, les faire entrer dans la conversation (détection des citations entre les livres) – traçabilité de la vie intellectuelle du livre, de ses usages.
07:44 Publié dans Confs & journées d'études, e-book, Open Access | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
22.09.2008
POD dans ta BU
Après les distributeurs de livres dans les lieux publics, voici la machine à faire les livres dans la bibliothèque : les bibliothèques de l'université du Michigan viennent de s'équiper de cet appareil qui imprime à la demande (POD = Print On Demand) les ouvrages du domaine public qui ont été numérisés (et pour cette université ce n'est pas rien : 2 millions d'ouvrages à ce jour). En moins d'une dizaine de minutes, on obtient un ouvrage relié pour un coût de 10$. On peut voir l'Expresso Book Machine, c'est son nom, en action dans cette vidéo. On demand books, la société qui le commercialise, l'a implanté dans plusieurs librairies et bibliothèques publiques, mais c'est à priori une première en BU. Ce qui ouvre des perspectives intéressantes pour les bibliothèques en matière de partenariats : avec les pressses d'université (pourquoi ne pas sous-traiter avec la BU plutôt qu'avec un prestataire privé ?), avec les enseignants (des cours complets "personnalisés"), avec des petits éditeurs (une fois les droits négociés).
Le blog DLTJ a une fiche technique bien plus complète.
[photo : kitgraphics]
23:25 Publié dans e-book, Numérisation | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
08.04.2008
Le marché du mardi, n°10
IMAGES
- A l'instar de la Bibliothèque du Congrès il y a quelques mois, la Boston Public Library a mis en ligne sur Flickr près de 5000 photos et cartes postales (que l'on peut même localiser sur une carte), que les utilisateurs du site peuvent tagguer.
- Une vingtaine de vidéos en streaming chez Nature, en libre accès pour la plupart.
E-BOOKS
- L'éditeur MaranGraphics propose ses livres d'informatique et de loisirs en ligne gratuitement. Il y a une sélection spéciale "Etudiants", qui va du manuel d'algèbre au livre de cuisine, en passant par la méthode de guitare - les fichiers mp3 sont aussi fournis ! -, tout sur les chiots, le yoga ou le sudoku...
- De nombreux albums jeunesse sont à feuilleter librement chez LookyBook, histoire de voir avant d'acheter. On y retrouve critiques et recommandations.
OPEN ACCESS
- Une idée qu'elle est bonne : les présentations et supports des interventions de l'Open Repositories Conference '08 sont rassemblés dans l'archive ouverte de la conférence.
[photos : ecololo, fredpanassac]
17:40 Publié dans Choses en 2.0, e-book, Open Access | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
26.02.2008
Le marché du mardi, n°6
Recherche
- Il n'y a pas que Wikipedia sur internet : un article de la rubrique Bibliothèque du site CollegeDegree.com liste 25 sources alternatives d'information de qualité
- Search Pigeon est un outil de recherche en SHS créé avec Google Co-op CSE, qui cherche dans les revues en OA (blog).
2.0
- Non pas le mais les blogs de la bibliothèque publique de New-York font un bon travail de valorisation des fonds, notamment iconographiques ; par contre ils ne sont pas trop mis en valeur sur le site (il faut aller dans Digital Collections, puis descendre à NYPL Staff).
- Un outil simple et bien fait pour créer des chronologies : Circavie (exemple avec l'historique du consortium Couperin)
- Encore plein de services associés autour de Twitter : Twitter Karma (pour avoir une vue d'ensemble sur qui vous suivez / qui vous suit), Twitterlights (pour envoyer sur Twitter ce que vous avez surligné / annoté sur le web), My Twitter map (pour voir d'où viennent les tweets), Twittermeter (pour afficher une courbe selon les mots-clés utilisés sur twitter)
E-book
- Planet e-book édite des textes du domaine public au format pdf , qui ont l'air de bonne qualité. Je n'ai pas réussi à en savoir plus sur l'éditeur ni ses raisons, mais l'idée est bonne. Les nouveautés sont annoncées sur le blog.
- 30 bénéfices des e-books chez epublishers weekly deviennent 30 fausses bonnes raisons sur Off the Mark.
Open Access
- Le numéro de février du magazine i4d (Information for Development) est consacré à l'Open (publishing, access, science...) - téléchargement gratuit au format pdf après enregistrement.
- Open Source Business Ressource, une revue canadienne, parle de données ouvertes ('open data') ce mois-ci, et parlait d'interopérabilité en janvier.
[photos : @rgs, nathonline, Ghusse]
07:00 Publié dans Choses en 2.0, e-book, Moteurs de recherche, Open Access | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
12.02.2008
Le marché du mardi, n°4
TECHNO
- Masterkey : un moteur de recherche fédérée en open source, qui interroge dans sa version publique plusieurs ressources en Open Access (OAIster, OCA, Wikipedia et plusieurs catalogues de bibliothèques...), et propose dans la version payante l'interrogation de catalogues, de bases de données commerciales... Ce que je trouve particulièrement intéressant, c'est que pour chaque connecteur développé dans le cadre de la version payante, la société ajoutera un connecteur dans la version gratuite, augmentant ainsi la masse de ressources interrogeables par tous.
- Dans un genre un peu différent, Search Quilt est un mashup entre méta-moteur et agrégateur de news, pourquoi pas (exemple).
- Un plug-in Wordpress pour insérer des citations d'articles scientifiques dans des posts de blog - ça marche avec Crossref, DOI, COINS et autres acronymes de bibliogeeks ;-))
E-BOOKS
- Après la VOD, la FOD, la POD... voici l'EOD : E-books On Demand est un projet soutenu par l'Union Européenne de valorisation des fonds anciens, par la numérisation à la demande d'ouvrages publiés entre 1500 et 1900. A la demande de qui ? De vous, de moi, bref de n'importe quel internaute, via le catalogue des bibliothèques participantes (une douzaine, en Allemagne, Slovénie, Estonie, Autriche, Danemark, Hongrie, Slovaquie, Portugal) ; il suffira de cliquer sur un bouton pour enclencher le processus de numérisation. Les documents numérisés seront accessibles courant 2008 depuis le site. Et qu'est-ce qui se passe si nous sommes des milliers à cliquer sur tous les boutons de toutes les vieilles notices ? :-)
DOC ELEC
- Wildy & Sons, une librairie londonienne spécialisée dans l'édition juridique, propose de suivre ses nouveautés avec de nombreux fils RSS thématiques - en la matière, de ce côté-ci du Channel, Dalloz fait figure d'exception.
[photo : najbo]
08:25 Publié dans Doc élec, e-book, Moteurs de recherche | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
01.02.2008
Please be kindle
Il y a débat sur le prêt de Kindle en bibliothèque : chez Tinfoil+Racoon, Rochelle trouve ça plutôt irresponsable, comme achat :
"Le support en lui-même coûte 400$ et peut contenir jusqu'à 200 titres. Disons que le coût moyen d'un titre est de 10$. Cela fait en gros 2500$ pour une ressource qui ne peut être utilisée que par une seule personne à la fois. Pour ce prix là, on peut acheter plus de 100 bouquins à prêter[...]" A quoi s'ajoute qu'à l'heure actuelle, les conditions d'utilisation du Kindle telles que définies par Amazon ne sont pas claires quant à la possibilité de prêt de l'appareil et des contenus, et que les modalités de téléchargement desdits contenus ne sont pas vraiment gérables au niveau collectif : a priori n'importe qui avec un compte Amazon peut télécharger l'ouvrage de son choix, sur le compte de la bibliothèque. Pourtant la bibliothèque publique de Sparta, New Jersey, a fait l'acquisition de 2 Kindle - et ils sont déjà surbookés ;-) D'autres s'interrogent sur la vitesse de téléchargement - à priori c'est toujours plus rapide qu'un prêt-inter...
07:45 Publié dans e-book | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
12.11.2007
Ebrary discover
Le saviez-vous ? Le service Discover d'Ebrary permet de consulter gratuitement près de 20 000 livres électroniques dans tous les domaines - et a priori pas forcément des trucs du domaine public. Pour y accéder, il faut s'inscrire, charger sa carte bleue pour 5 € (débitée uniquement si on imprime ou copie des pages), télécharger le reader d'ebrary et le tour est joué. Enfin, je dis ça pour info, je n'ai pas testé : moi, dès qu'il faut installer un outil en local, je zappe ;-)
17:50 Publié dans e-book | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
15.10.2007
Feedbooks
Vu chez LibrarianInBlack, Feedbooks est une plateforme dédiée à la lecture d'e-books sur des terminaux mobiles : les contenus sont disponibles en pdf (standard ou personnalisé), au format Sony Reader, au format iLiad. Le site, en beta, se partage en 3 zones : consultation (on peut consulter près de 1800 titres en texte intégral, dont plus de 250 en français), partage (on peut télécharger ses propres contenus) et news, qui permet en théorie de générer une newletter en pdf à partir de différents contenus issus du web, notamment des fils rss (on peut même ajouter une rubrique sudoku). Je dis en théorie, parce que les exemples sur le site ne sont pas vraiment convaincants, mais bon, c'est en beta. Et puis si ça se trouve sur un mobile ça rend bien, je n'ai regardé que les versions pdf standard sur PC.
[credit photo : rod@scott]
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16.07.2007
Copier-coller dans GBS
Un post d'Inside Google book search annonce la possibilité d'accéder à la version texte des documents du domaine public scannés par Google, ce qui permet, accessoirement, d'en récupérer tout ou partie par un simple copier coller. L'initiative est bonne - le post souligne l'intérêt de la fonction en termes d'accessibilité, notamment - et j'ai testé pour vous, comme l'avait fait Eric avant moi, sur Le manuel du libraire et de l'amateur de livres, 1814, voilà ce que ça donne :
"[...]de là, les fautes sans nombre qui se sont glissées dans no.1
Dictionnaires historiques, dans nos Biographies, et jusque dans de¡
traités spéciaux de Bibliographie, où elles sonl presque impardonnables.
Ainsi la Bibliographie inslruclive de Guillaume-François de Bure.
publiée de 1763 à 1768, en 7 vol. ш-8. est encore le seul livre de sor
genre qui doive tenir une place dans les bibliothèques, et auquel leí
amateurs puissent recourir avec quelque confiance. Cependant ce!
ouvrage lui-même, si justemenleslimé, el qui suppose dans son auteui
une connaissance étendue du sujel qu'il a traité, cet ouvrage, compost
depuis près d'un demi-siècle, comme on vient de le voir, n'est pa¡
aujourd'hui au courant de la science; car, sans parler des ouvrage:
excellons et des éditions magnifiques qui ont paru depuis cette époque .
rt que par conséquent l'auleur de la Bibliographie n'a pu connaître. "
Je ne suis pas convaincue par la qualité du résultat, mais peut-être est-ce normal comme transcription quand un document est OCRisé ? Si quelqu'un sait, merci de nous en faire profiter via les commentaires.
[crédit photo : TheGrok]
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20.03.2007
Dialogue de sourds
Je viens de parcourir le rapport sur le livre électronique du projet de l'université numérique de Bretagne (UNRB) : on y voit qu'en dépit de l'investissement des bibliothécaires et des pouvoirs publics (il y a un budget UNR), il est très difficile de mettre en place une offre de livres électroniques conséquente ; en effet, en dehors des plateformes type Netlibrary ou des éditeurs d'ouvrages de référence (en l'occurence les éditions Francis Lefebvre), et malgré un processus technique de sécurisation opérationnel (authentification dans l'ENT) il n'a pas été possible de proposer d'autres contenus francophones. La partie 4 du rapport, concernant les négociations avec les éditeurs (français) est particulièrement édifiante : on a vraiment l'impression qu'éditeurs et BU sont sur des planètes différentes.
[via Biblio-fr]
12:50 Publié dans e-book | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note


