29.10.2009
Library101 !
Finie la "bibliothèque 2.0" : depuis hier, la nouvelle hype, c'est "Library101" !
Library101, c'est un projet de David Lee King et Michael Porter, bibliobloggueurs de longue date, qui souhaitent aider les bibliothécaires à entrer dans le XXIème siècle, en ayant pleinement conscience des enjeux que font porter les mutations en cours dans notre "société de l'informaton" sur notre métier. Etre bibliothécaire aujourd'hui (et demain !), c'est maîtriser un certain nombre de compétences, savoirs-faire et autres savoirs tout court, en terme de communication, de technologies, de présence en ligne, pour pouvoir rester en phase avec sa communauté de service. C'est ce que David et Michael rappellent avec cette initiative, qui connaît déjà un certain succès : + de 2000 fans sur la page Facebook du projet. Sur le site on trouve :
- des liens (Resources To Know)
- des textes (Essays) rédigés par 2 douzaines de professionnels réputés du monde des bibliothèques anglophones
- et bien sûr la vidéo (ci-dessus), illustrée de photos et vidéos envoyées par + de 500 professionnels des bibliothèques du monde entier (oui, j'y suis. plusieurs fois, même)
Le site a été lancé hier après-midi en direct de Monterey, Californie, lors d'Internet Librarian 2009. L'intervention a été filmée, à l'instar de certaines keynotes des jours précédents ; toutes les vidéos sont disponibles sur la chaîne ILive, alimentée par l'équipe des Shanachies ; je vous recommande l'interview de Paul Holdengraber de la New York Public Library par Erik Boekesteijn : c'est pertinent, drôle, "inspirational"... réussi, quoi.
19:14 Publié dans Confs & journées d'études, Formation, Initiatives à suivre, Profession, tendances | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
27.10.2009
Université d'été du CLEO - Table ronde 2/2
Suite du compte-rendu de la table-ronde de clôture de l'Université d'été du Centre pour l'édition électronique Ouverte. Dans cette deuxième partie, la parole est aux chercheurs et responsables de revues, puis conclusion et séance de questions / réponses.
RIVES (Laboratoire TELEMME, L. Verdon)
La revue Rives nord-méditerranéennes est la vitrine de la recherche du laboratoire.
Numéros thématiques (6-10 articles), pas de contributions isolées. Rubrique «Jeunes chercheurs» pour aider à la publication d’une première contribution.
Les chercheurs souhaitent maintenir les 2 supports, car le livre en tant qu’objet esthétique attire du lectorat ; de plus, le livre a un rôle social lors des colloques et autres événements auxquels le laboratoire participe : il est offert en cadeau aux participants, échangé contre d’autres publications...
La revue est présente sur Revues.org depuis 2001 ; la principale valeur ajoutée de la présence sur la plateforme est l’appartenance à une communauté, un réseau de revues. L’équipe éditoriale apprécie également les outils statistiques fournis par la plateforme, qui lui permettent d’avoir une vision plus précise de lectorat (langue, temps de consultation, mots-clé utilisés pour la recherche...), et de voir les conséquences en cas de changement de politique éditoriale (recul de la barrière mobile par exemple).
Le laboratoire TELEMME expérimente par ailleurs un partenariat avec l’INA et la MMSH pour la valorisation d’archives télévisuelles : construite sur la base de la ressource «Jalons» produite par l’INA, «Repères méditerranéens» met en scène l’histoire de la région des années 1940 à aujourd’hui. Le laboratoire intervient pour l’accompagnement scientifique du projet : vérification des métadonnées et rédaction d’un appareil critique par les chercheurs.
REMMM (Laboratoire IREMAM, F. Siino)
Revue associative hébergée par l’IREMAM, qui lui délègue une secrétaire de rédaction, la Revue des Mondes Musulmans et de la Méditerranée reste indépendante du laboratoire. C’est une revue d’aire culturelle, pluridisciplinaire SHS.
2 numéros par an, thématiques mais avec un espace pour des contributions extérieures hors thème. Nombreux compte-rendus d’ouvrages.
Opposition de l’éditeur historique (papier) à une version électronique, d’où une présence réduite sur internet (compte-rendus puis résumés puis introductions). Depuis 2 ans, la revue travaille avec les Presses de l’Université de Provence (PUP), ce qui a permis la mise en ligne du texte intégral avec une barrière mobile de 3 ans. Un important chantier de rétro-conversion a été mené (40 années d’archives), avec le soutien de Revues.org et de Persée. Un travail assez lourd de recherche des auteurs pour l’obtention des autorisations de diffusion des articles a eu lieu en parallèle.
Revues.org travaille sur la continuité des collections avec Persée : l’interopérabilité passe par les échanges de sommaires et une indexation réciproque - pour pouvoir faire des recherche sur la totalité du corpus - (qui sera opérationnelle dans la nouvelle version du portail).
Presses de l’Université de Provence (JB Cholbi, B. Cousin, L. Denoix)
La réflexion sur le devenir des éditions papier est en cours aux PUP.
Une plateforme Lodel a été installée à l’Université de Provence, elle permet de gérer le portail des revues de l'Université de Provence (38 titres) ; elle est également utilisée comme support pour des communications et des colloques (ex : Littemu). C’est un axe qui pourrait être développé pour valoriser les 300+ colloques annuels organisés par l’université. Pour les revues, il s’agit plus d’une solution d’hébergement temporaire avant d’aller sur Revues.org. Lodel est également utilisé pour gérer la mise en ligne de bibliographies.
Conclusion
Il est désormais question d’une édition électronique ouverte :
- sur ce qu’elle va devenir (ouverte à une réflexion commune)
- qui s’appuie sur des logiciels en open source
- à la lecture et à l’écriture
- à tous les acteurs de la chaîne du livre (y compris auteurs et lecteurs).
Questions / Réponses
Q1 : Pourquoi ne pas étendre la cotisation à d’autres acteurs (laboratoires, programmes de recherche...) ? Importance symbolique de ce type de participation : logique de coopération, pas seulement de service.
R1 : La cotisation annuelle pourra être évolutive et couvrir des regroupements de laboratoires ; il y a des partenariats institutionnels qui restent à inventer.
Rappel de l’enquête menée conjointement avec Cairn sur le lectorat : la pyramide des âges montre que les lecteurs de Revues.org sont plutôt âgés et ceux de Cairn plutôt jeunes ; il y a vraisemblablement un lien avec le fait que les bibliothèques font la promotion de Cairn qui est un service qu’elles payent (abonnement annuel). La cotisation est peut-être un moyen de jouer sur l’inégalité de traitement des intermédiaires culturels que sont les bibliothèques.
Q2 : Quelles sont les conditions pour la mise en ligne d’une édition en ligne différente de l’édition papier (coût des images, traitement des documents iconographiques...) ?
R2 : Une édition enrichie est plus difficile à mettre en oeuvre, en général. De plus Revues.org n’a pas vocation à être diffuseur de sources, car d’autres institutions publiques sont en train de mettre cela en place (TGE Adonis, Medi-Hal...). Revues.org offre tout de même certaines possibilités : insertion de cartes multimedia en flash, encapsulage de fichiers mp3, insertion de vidéos (en provenance d’un portail patrimonial par exemple), d’albums photos Flickr. La plateforme est ouverte aux expérimentations : la seule contrainte, c’est que ce les solutions soient faciles à mettre en oeuvre et techniquement durables.
Le coût des images est un problème, qui aboutit à la publication d’articles de recherche indigestes (sans images puisque les droits sont trop chers), qui ne font évidemment pas le poids face aux éditions commerciales richement illustrées, qui attirent plus le grand public. Il est de plus en plus nécessaire de repenser le droit (et en particulier le droit d’auteur) pour régler ce type de problème qui finit par verrouiller une partie du patrimoine culturel de l’humanité.
Q3 : Sur la monétisation du téléchargement : n’y a-t-il pas un paradoxe entre la rapidité technique de traitement des informations et les barrières mobiles imposées par les modèles économiques ?
R3 : Revues.org promeut l’Open Access total (politique d’incitation), mais c’est la revue qui choisit. La cohabitation entre le gratuit et le payant permet de maintenir l’édition électronique dans l’économie. Les choses se font progressivement, souvent par la réduction de la barrière mobile. Il y a une question pratique aussi : certaines revues n’ont pas les ressources humaines nécessaires pour traiter tous les textes, la barrière mobile permet d’absorber le flux. Pour réduire ce paradoxe, une solution pourrait être une édition tout-électronique avec impression à la demande ; l’enjeu de ce type de solution, c’est la mutualisation des moyens pour sortir de l’artisanat expérimental et passer en mode «industriel» - d’où l’intérêt absolu du travail en réseau. Le numérique ne doit pas être considéré comme un service, mais faire partie de la démarche de recherche.
[photos : treehouse1977, Greg Gladman]
07:45 Publié dans Confs & journées d'études, e-volution, Open Access, Ressources intéressantes | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
26.10.2009
Université d'été du CLEO - Table ronde 1/2
J'ai pu assister le mois dernier à la table-ronde organisée en clôture de l'Université d'été du Centre pour l'édition électronique Ouverte. C'était très intéressant, même si, soyons franche, il n'y avait pas foule (pas plus d'intervenants que de public mais pas loin, et aucun bibliothécaire - sauf moi). Et il tombait des cordes, mais je m'égarre. J'ai pris pas mal de notes, du coup je scinde le compte-rendu en 2 posts distincts. Première partie : les différentes plateformes du CLEO, leurs évolutions, et un retour sur l'Université d'été.
Présentation du CLEO et de l'Université d'été (Marin Dacos, Directeur)
Démarche de constitution d'une nouvelle profession : l'édition électronique – métier en cours de structuration.
Le CLEO est la coquille institutionnelle créée pour accueillir Revues.org en 2007 (alors que le projet date de la fin des années 1990), c'est depuis peu une Unité Mixte de Service (UMS) sous tutelle CNRS / Université de Provence / Université d'Avignon / EHESS. Cela dit Revues.org reste un portail « oecuménique ». Son objectif n'est pas d'être une grosse plateforme française, mais clairement d'être une petite plateforme internationale (ouverture vers les pays d'Amérique du Sud et traduction des interfaces en cours). Les 4 piliers du CLEO sont :
Hypothèses : plateforme de carnets de recherche
La plateforme, lancée en 2007? accueille une cinquantaine de blogs, dont 25 sont mis en avant sur le site principal. Un conseil scientifique procède à la sélection des blogs, il reçoit environ 1 candidature par semaine. Il existe 3 niveaux de validation :
- l'acceptation de la création du blog (qui est peu visible sur la plateforme, pour que l'auteur « se fasse la main »)
- l'agrégation : le blog apparaît sur la page d'accueil, une fois que son auteur maîtrise ses contenus et ses outils
- l'éditorialisation : il s'agit de valoriser des contenus, sans doute sous la forme d'un « Carnaval des blogs ». La sélection des contenus à valoriser pourra, pour garantir une pluralité de regards, être ouverte à d'autres personnes que les seuls membres du conseil scientifique.
Hypothèses reste un prototype, un outil en devenir ; ce stade expérimental permet de voir quelle appropriation en font les chercheurs d'une part, et de tenir compte de leurs retours pour améliorer l'outil d'autre part. Exemple des compte-rendus de lecture, nombreux sur la plateforme : un système d'ajout des ISBN va être implémenté pour agréger les compte-rendus concernant le même ouvrage.
Manuscrits : plateforme de gestion éditoriale (backoffice)
Gestion des soumissions, du blind peer-review ; peut tout à fait gérer un circuit d'édition papier traditionnel (prise en compte de toutes les étapes, jusqu'au bon à tirer)
Revues.org : plateforme de revues en ligne
La grande nouveauté de 2009, c'est l'ouverture aux livres électroniques : c'est désormais un marché, dans lequel s'impliquent des acteurs majeurs (Google, Amazon, Apple), il faut que la recherche en fasse partie. Le problème est que le livre électronique reste un objet difficile à manipuler au niveau électronique.
Par ailleurs un partenariat avec Cairn permet de diffuser la partie commerciale de 24 revues ; ce qui évite au CLEO d'avoir à gérer un département spécifique à la commercialisation (et accessoirement permet d'échapper à une « guerre des portails » néfaste).
La recherche de modèles économiques pour l'open access a abouti a une solution mixte : le freemium. Cette solution permet à la plateforme de rester gratuite en amont (pour les auteurs) et en aval (pour les lecteurs). Comme les financements publics ne suffisent pas, des cotisations optionnelles vont être proposées aux revues, ainsi qu'aux bibliothèques universitaires (en 2010) : elles leur donneront accès à une dizaine de services supplémentaires (par ex pour les revues, la possibilité d'inclure des cartes interactives, des vidéos etc. Pour les BU, accès à des statistiques de consultation, interlocuteur spécifique et journées de formation) sur les 110 services proposés au total, qui seront soumis à une barrière mobile.
Prochainement, les livres électroniques produits par le CLEO seront disponibles à la vente dans des librairies en ligne (Immatériel, Feedbooks) : l'idée c'est que les contenus sur le réseau sont gratuits, et que ceux qui s'en détachent (téléchargement sur disque dur ou liseuses) sont payants ; c'est une expérimentation (réversible) qui va être mise en place avec des éditeurs volontaires. Autre étape à plus long terme : proposer de l'impression à la demande pour les revues ou livres aux éditeurs qui le souhaiteront (plus d'épuisés).
Calenda : agenda des événements en SHS
Plus de 10 000 événements déjà signalés, avec + de 100 000 visites par mois, c'est le plus gros poste en terme de statistiques de fréquentation.
Organisation : 1 personne à temps plein est chargée du référencement des ressources du CLEO. Les revues sont encouragées à maintenir un lien direct avec leurs lecteurs (module de création de newsletters) et à assurer aussi leur propre promotion. Côté technique, la plateforme est hébergée sur une vingtaine de serveurs à Lyon, gérée par 5 personnes.
Revues.org fonctionne avec une stratégie ouverte de management : tous les membres de l’unité ont accès à toutes les listes de diffusion ; le corollaire de cette volonté de transparence dans la communication interne est pour chacun un travail nécessaire sur la rédaction des informations et sur le vocabulaire utilisé. La diffusion de la compétence et des connaissances dans cet univers instable passe par une veille permanente sur l’édition électronique effectuée par l’ensemble des métiers de Revues.org.
L'université d'été du CLEO (M. Dacos)
[Mes notes reprennent le contenu du support de présentation - mais donnent moins mal au coeur ;-)]
Contexte : évolution des pratiques de lecture, le livre change mais ne disparaît pas > décomposition de la galaxie Gutenberg : recul de la presse écrite, dématérialisation du livre...
Google Book Search : on n’est plus en face d’un «simple» moteur de recherche, mais d’une grosse entreprise de numérisation (déjà 7 millions d’ouvrages numérisés).
Un marché des liseuses est en train de se créer : le Kindle, c'est déjà du business (30% des ventes sur Amazon se font sur de l'électronique). Verrouillage des prix et des formats par le trio Amazon, Apple et Google.
La menace, c'est d'arriver à un Minitel 2.0 = faire d'internet un tuyau fermé, totalitaire. En France, la vitesse de circulation des données sur internet est plus grande pour la réception que pour l'envoi des informations, cela limite les possibilités des internautes pour monter leurs propres serveurs (limitation volontaire du secteur marchand)
Il faut arrêter de parler du livre, qui se désintègre et devient avant tout un texte, qui a et aura d'autres modalités :
- fluide
- flux
- immatériel
- multiformats (problèmes d'optimisation qui font grimper les coûts)
- reproductible
- pléthorique (1,5 millions sur l'Open Content Alliance) : on est de plus en plus dans une économie de l'attention : il y a plus de documents que de lecteurs. D'où l'importance des labels, de la recommandation.
- indexable (fonction oubliée des premiers outils)
- sémantisable
- liable
- piratable
- annotable : tags, favoris, notes (cf commentpress)
Les connexions entre les livres apportent de la valeur ajoutée à tous les livres > valeur de la recommandation, des liens de comparaison, de mise en perspective. Forge des livres = soumission / commentaires, capitalisation de la conversation scientifique, échanges internationaux (Exemple du Read Write Book, fil rouge de l'Université d’Eté).
Livre papier = objet fermé ; livre électronique = début d'une conversation (y compris pour la fiction).
Importance croissante des métadonnées (autant, voire plus que le livre lui-même) en terme de valeur ajoutée ; le problème est que cela revient très cher à mettre en oeuvre, d'ailleurs Google le fait mal (et le reconnaît : exemple de l'année 1899, qui comprend de nombreux exemplaires, et n’est en fait qu’un choix arbitraire suite à une fusion de plusieurs bases de données...)
Pour donner le meilleur du texte électronique, il faut qu'il puisse être :
- Lisible dans un format ouvert
- Recomposable (zoomable comme sur les iphone et ipod touch) – ce qui est une hérésie par rapport au processus de composition de l'édition traditionnelle des livres, il va falloir changer les mentalités.
- Conservable : l'utilisation est actuellement limitée à une nombre défini de machines, ce qui interdit d'autres usages > objets génétiquement périmés par les DRM.
- Manipulable – au moins autant que le format papier :
- Copiable/collable
- Inscriptible (annotable)
- Citable : identifiable, avec des url pérennes, des métadonnées correctement renseignées (importance du nommage des fichiers – cf podcasts de France Inter vs ceux de RTL). La mise en place d'une vraie politique d'enrichissement des fichiers est nécessaire.
- Interopérable : il faut faire communiquer les livres entre eux, les faire entrer dans la conversation (détection des citations entre les livres) – traçabilité de la vie intellectuelle du livre, de ses usages.
07:44 Publié dans Confs & journées d'études, e-book, Open Access | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
05.05.2009
CR JEAO : OK
Juste pour signaler que les présentations, les enregistrements sonores et les compte-rendus - rédigés par Daniel Bourrion et moi-même - des journées sur les archives ouvertes du consortium Couperin sont en ligne sur le blog de la manifestation.
[photo : ricardipus]
19:33 Publié dans Archives Ouvertes, Blog, Confs & journées d'études, Open Access | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
31.03.2009
Couperin m'invite !
J'ai déjà parlé des journées d'études sur les archives ouvertes organisées par Couperin les 2 et 3 avril, il me semble. Ce que je n'ai pas dit, c'est que Jean-François Lutz, coordinateur de la manifestation, m'a gentiment conviée à venir blogguer ces journées, en bonne compagnie qui plus est... Amis bloggueurs et twitters qui serez sur place, vous êtes invités à utiliser #jeao09 pour tagguer vos posts et autres commentaires. Amis lecteurs tout court, passez donc nous dire un petit bonjour ! :-)
07:26 Publié dans Archives Ouvertes, Confs & journées d'études, meta-blogging | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
15.12.2008
Signalement des périos en SHS
J'ai assisté il y a peu à la journée d'étude organisée par l'IEP de Lyon sur le signalement des périodiques électroniques en SHS. Et j'en suis sortie perplexe : tout au long de la journée, on a mélangé les choses, le signalement avec l'accès, les contenus (les articles) avec les contenants (les revues) ; preuve que tout cela est très lié, certes, mais complique un peu les choses quant aux outils à mettre en place.
Pour la question du signalement des contenus, les expériences présentées sont certes intéressantes, mais montrent surtout que ce ne sont pas tant les outils de signalement qui manquent, qu'un réservoir de données, une base de connaissances dont chacun pourrait extraire les informations pertinentes pour sa discipline ou son thème de recherche. Là, on a des bibliothécaires et documentalistes qui passent un temps non négligeable à dépouiller (souvent) les mêmes revues, elles-mêmes déjà dépouillées en grande partie par ailleurs, par exemple sur Francis. Certes, tout le monde n'a pas un abonnement à Francis (et d'après ce que j'ai pu tester de la nouvelle interface sur OvidSP, ce n'est pas la peine de se précipiter dessus non plus, mais je m'égare), mais il me semble qu'on doit pouvoir faire mieux, avec les outils dont nous disposons aujourd'hui, que scanner des sommaires ou copier-coller, voire saisir, les mêmes données chacun dans son coin.
Une alternative intéressante à la constitution d'un réservoir ou d'une base de connaissances, c'est ce que propose le projet TicTOCS (presentation), qui utilise les fils RSS produits par les éditeurs pour constituer une sorte d'agrégateur personnalisé (on choisit les titres que l'on souhaite suivre).
Il nous a aussi été présenté l'outil Mir@bel, réalisé par les IEP de Lyon et Grenoble avec l'ENS-LSH, qui se propose de signaler dans un premier temps les revues francophones en SHS. Un peu comme ce que fait la BIMPE, présentée également, en le limitant aux SHS, et en s'intéressant aussi aux revues hors bouquet, voire aux revues au format papier. Une autre différence est que cet outil se veut pérenne, alors que la BIMPE oeuvre à sa disparition : Dominique Rouger, qui en est à l'initiative, plaide pour une standardisation des données fournies par les éditeurs. Le projet Transfer pourrait être un moyen de faire avancer les choses, si l'on étendait ce code de bonnes pratiques pour le transfert des titres de revues entre éditeurs à la mise en place de règles communes sur le format des mises à jour des catalogues des éditeurs. Mais revenons à notre mouton Mir@bel : pour être "rentable" (et donc pas trop gourmand en ressources humaines pour son alimentation), il doit atteindre une masse critique de titres, ce qui passe par la mutualisation avec un nombre important d'établissements - peut-être que le cadre institutionnel dans lequel la base a été développée favorisera les partenariats, on peut le souhaiter en tout cas.
Bref une journée foisonnante et stimulante (et je ne vous parle pas du portail des bibliothèques espagnoles qui nous a aussi été présenté, j'y reviendrai dans un prochain post), comme on aimerait en voir plus souvent.
[photos : *n*o*o*r*, andrefromont/fernandomo rt]
08:47 Publié dans Confs & journées d'études | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
23.10.2008
ER&L rocks
Electronic Resources & Libraries (ER&L) organise tous les ans depuis 2006 LA conférence spécialisée sur les ressources électroniques - non, je ne vais pas vous refaire le coup de l'appel au peuple pour y aller : je confirme, ça ne marche pas ;-)) Contrairement à Internet Librarian (qui a lieu en ce moment), il n'existe malheureusement d'édition européenne de cette conférence, peu de non-américains y sont donc représentés. Pour l'édition 2009 (à Los Angeles), les organisateurs ont pris l'initiative originale de soumettre les propositions de communication au vote des internautes intéressés sur leur blog. Si comme moi vous aimeriez bien entendre (ou, du moins, récupérer les ppt après coup) des interventions sur "La gestion des règles de PEB dans les ERMs", "Comment maximiser ses stats d'usage", "Une approche budgétaire holistique pour améliorer les ressources et les services numériques", "Installer un ERM en 3 jours", et surtout "Les statistiques des ressources électroniques : que faire quand on n'a pas de budget" ;-), dépêchez-vous, le vote se termine ce soir !
12:19 Publié dans Confs & journées d'études, Doc élec | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
12.07.2008
IL 2008 - Appel à financement
Le programme de la prochaine série de conférences "Internet Librarian" est en ligne !
Et celui d'internet librarian international (à Londres) aussi ! Il y a plein d'ateliers avec du web 2.0 dedans, mais aussi des conférences plus traditionnelles sur les e-resources, les OPACs de nouvelle génération, la recherche de financements, la formation à l'information, et le salon des exposants. Moi j'irai bien, mais mes modestes moyens de biblioblogueuse ne me permettent pas de financer le voyage ni l'hébergement ni l'inscription. Je lance donc un appel aux prestataires de services du monde des bibliothèques en mal de communication : je m'engage à blogguer la conférence pour vous si vous me financez tout ou partie des dépenses . Je suis prête à afficher votre logo sur mon site, ainsi qu'à diffuser votre promo pour vos produits s'ils m'agréent, et ce pendant la durée du congrès.
Contactez-moi à l'adresse habituelle marlene.delhayeATgmail.com si vous êtes intéressés, ça se passe à Londres les 16 et 17 octobre 2008.
[photo : elisabethdunn]
00:10 Publié dans Confs & journées d'études | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
28.05.2008
ERMs : Losing my religion
J'ai assisté en début de semaine aux journées d'études sur les ERMS organisées par le département études et prospective de Couperin. Petit compte-rendu.
L'objectif de ces journées était de voir, après 7 mois de travail sur les fonctionnalités souhaitées par les membres du groupe de travail sur les ERMS du consortium, si nos desiderata étaient en phase avec la réalité de l'offre commerciale disponible.
Il est à noter tout d'abord le sérieux avec lequel ces journées ont été préparées : nous disposions tous d'une grille d'analyse des produits très détaillée, basée sur un certain nombre de cas (une douzaine) auxquels les intervenants devaient répondre. Le but n'étant pas d'avoir des démonstrations purement commerciales, mais bien des réponses précises à nos interrogations sur la gestion des accès, l'interopérabilité, les statistiques etc. , chaque intervenant disposait de 3 heures, ce qui permettait d'aller assez loin dans le détail des solutions présentées.
Se sont succédées sur les 2 jours les présentations :
- de Verde (Ex-Libris)
- de V-Sources (Infor)
- d'ERM (Innovative Interfaces)
La dernière demi-journée était des plus intéressante : les quelques bibliothèques ayant déjà un ERM ou équivalent sont venues nous faire part de leur expérience dans la mise en place et l'utilisation de ce type d'outil. Nous avons vu des solutions " maison" (INP Toulouse, SICD Grenoble) et des solutions commerciales (Verde à Paris 6, ERM à l'INIST et à Tours). UPDATE : On peut accéder aux présentations de l'après-midi en ligne.
Cela dit, mon bilan n'est pas très positif :
- L'offre commerciale n'est pas au point : aucun des outils présentés ne remplit totalement les fonctionnalités demandées, de nombreuses fonctions ne sont possibles que sous réserve de développements ultérieurs - clairement, il y a de la place pour d'autres outils, notamment libres
- L'offre commerciale est visiblement peu ou mal maîtrisée pas les équipes qui ont présenté les solutions et qui les distribuent en France, et je suis polie - ce qui n'est pas sans incidence sur la formation, le suivi et la maintenance des produits, voire sur le temps de paramétrage.
Je trouve d'ailleurs assez symptômatique que ces sociétés, qui nous vendent des SIGB par ailleurs, ne nous prennent pas au sérieux quand nous avons une demande bien définie : trop habituées à nous fourguer des produit fermés auxquels les utilisateurs doivent s'adapter, elles sont décontenancées lorsqu'à l'inverse les utilisateurs ont des demandes précises pour des produits correspondant réellement à leurs besoins.
- Pour être assez précisément définis, il y a quand même un léger flou dans les besoins, qui s'expriment à la fois en terme de gestion des ressources et en terme de diffusion au public : l'idée de la réutilisation des données de l'ERM pour alimenter un outil de signalement des ressources à destination du public, si elle est tout à fait pertinente, ne doit pas masquer la prégnance des fonctions de gestion administrative des ressources, il va falloir définir des priorités.
Mais tout n'est pas complètement négatif non plus ;-) :
- Toute l'offre commerciale n'a pas été vue : 360 Search de SerialSolutions, Goldrush restent à explorer
- L'offre libre aussi est à regarder de plus près, notamment les outils développés localement par les bibliothèques américaines, leur portabilité doit être étudiée
- L'intérêt de la mutualisation d'une base de connaissances est avéré, reste à imaginer dans quelle(s) condition(s) elle pourrait être alimentée (sachant que l'achat d'une base de connaissance commerciale ne suffira pas, et qu'il faudra quand même suivre les ressources qui n'y sont pas, notamment les francophones).
- L'idée d'un développement d'outil ne doit pas être écarté, loin s'en faut ; il paraîtrait pertinent de le sous-traiter auprès de l'ABES, par exemple.
Bref il reste encore du pain sur la planche avant que nous puissions avec sérénité nous débarrasser de nos feuilles excel...
[photos : evanleavitt, _boris, rofi]
17:35 Publié dans Confs & journées d'études, Doc élec | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
18.04.2007
OA en débat aux Pays-bas, AO ici-bas
Il y a de la tendance dans l'air : la bibliothèque de l'Université technologique de Delft en Hollande organise le 19 avril prochain un symposium sur l'Open Access, au cours duquel seront abordées les questions de l'accessibilité et des coûts de l'information scientifique à l'ère numérique. Un wiki sur l'OA a été mis en place pour l'occasion.
Par ailleurs, le consortium Couperin organise le 21 mai prochain une journée d'étude sur les archives ouvertes et leur mise en place dans les établissements d'enseignement supérieur. Un blog a été mis en place pour l'occasion - ben oui, le wiki c'était déjà fait ;-))
Et puis, mince, pour une fois on fait les choses en grand : je me suis laissée dire que c'est Stevan Harnad himself qui inaugurera la journée...
07:25 Publié dans Archives Ouvertes, Blog, Confs & journées d'études, Open Access, Wiki partout ! | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


