14.02.2008
Classement des AO
L'autre classement des universités (Webometrics ranking of world universities) propose un classement des archives ouvertes : sans surprise Arxiv est à la première place, suivi de RepEc, E-LIS est 3ème, et il y a même une archive française dans le top 10, celle de l'INRIA (Hal-Inria). Fait curieux, nulle part dans ce classement apparaît HAL tout court - ce qui peut sembler troublant pour une archive censée assurer la visibilité de la recherche française - alors que plusieurs de ses "avatars" sont listés (ArchiveSIC, MemSIC par exemple).
Les critères de sélection sont : la visibilité (les liens vers l'archive), la taille (le nombre de pages web), les fichiers enrichis (pdf, ps, doc, ppt) et la présence dans Google Scholar.
[photo : timo]
07:35 Publié dans Archives Ouvertes | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
05.02.2008
Le marché du mardi, n°3
OA et AO
- j'avais trouvé intéressante l'idée d'un blog-compagnon pour une archive ouverte, voici dans le même esprit Da blog, le blog du département des archives numériques gérées par le centre informatique de l'Université de Londres, qui se présente comme un journal de bord des projets auxquelles l'équipe participe.
- On ne le sait pas assez : 91% des revues scientifiques acceptent le dépôt des pré- ou post-prints dans une archive institutionnelle, Romeo dixit.
- la liste des vidéos universitaires sur YouTube d'Open Culture, à laquelle on peut ajouter celles de l'Indian Institute of Technology.
Biblio
- ça mange pas de pain : 10 reasons to make your library great in 2008, une série de posts whez Blogjunction. Première résolution : utilisez les technologies, deuxième résolution : formez-vous en continu, à suivre.
Doc
- les conférences de la Cour de Cass' en vidéo, assez bluffant, recherche par mot-clés et par jurisprudence, découpage des interventions en séquences linkables (liables ? bref on peut faire un lien dans la séquence vidéo), et tout ça gratuit.
- L'Europe en faits et chiffres, pour récupérer vite fait des données sans apprendre par coeur le manuel d'utilisation d'Europa ;-)
[credit photo : Eden-lys]
17:45 Publié dans Archives Ouvertes , Doc élec , Open Access | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
28.12.2007
Zotero commons
Zotero est, pour faire simple, une extension qui permet de gérer des références bibliographiques depuis le navigateur Firefox (pour plus d'explications, allez voir les gars de l'Urfist, ils sont fans de Zotero). Le Center for history and new media de l'Université George Mason, qui en est à l'initiative, vient d'annoncer un partenariat avec l'Internet Archive, baptisé Zotero Commons. Il s'agit de permettre aux chercheurs, via Zotero, de déposer dans l'Internet Archive, de divers documents : des documents qu'ils auront numérisés, ou bien des documents produits nativement au format numérique ; le stockage et l'OCRisation étant effectués sur les serveurs de l'IA.
Beau projet, qui pose toutefois question sur les relations entre cette archive centralisée et les éventuelles archives institutionnelles locales (tiens, ça me rappelle quelquechose) ; le projet se situant dans un environnement complètement open source, on peut cependant raisonnablement imaginer le développement ultérieur de connecteurs vers les archives locales. Autre écueil, souligné sur son blog Library 2.0 : an academic's perspective par Laura Cohen, qui regrette que les bibliothèques ne soient pas associées au projet : Zotero Commons : who needs libraries ?. En effet, cet article d'Inside higher education qu'elle commente, affirme que "les projets de numérisation des vastes fonds des bibliothèques ne manquent pas d'ambition, mais les modes d'accès aux documents, ainsi que les questions de copyright sont 2 facteurs qui ont freiné le développement d'archives en ligne." Cette initiative serait un moyen de "court-circuiter" (to bypass) les bibliothèques, en faisant circuler les documents directement entre chercheurs (tiens, ça me rappelle quelquechose).
C'est en tout cas l'occasion de s'interroger sur le rôle des bibliothèques dans le paysage des Archives Ouvertes, qui doivent encore gagner en légitimité dans la communication scientifique "directe", ainsi que sur leur place dans les institutions universitaires : le fait qu'elles ne soient même pas consultées (et encore moins impliquées) sur les aspects de numérisation en dit long sur la façon dont elles sont perçues par les acteurs (institutionnels, chercheurs) de ce type de projets.
[Photo : Thirteen letters photography]
19:29 Publié dans Archives Ouvertes , Initiatives à suivre , Numérisation | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
26.12.2007
Mandat de dépôt en Santé
Curieux, comme les termes liés à l'Open Access ressemblent à ceux utilisés par l'institution judiciaire... ;-)
Quoi qu'il en soit, ça y est, la proposition de loi américaine a finalement été votée et validée : désormais, tous les chercheurs financés sur fonds publics (par les NIH, l'équivalent de notre INSERM) doivent déposer dans un délai de 12 mois la version finale validée (peer-reviewed) de leurs publications sur PubMed Central, l'archive ouverte spécialisée en santé gérée par la bibliothèque nationale de médecine (NLM). Plus d'infos chez Peter Suber.
[photo : Ngoc Hà]
16:05 Publié dans Archives Ouvertes , Open Access | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
21.11.2007
AO et statistiques
Dans ce post sur The ubiquitous librarian, Brian Matthews s'intéresse aux statistiques de consultation des archives ouvertes : il a consulté une dizaine d'archives américaines et regardé quels étaient les taux de téléchargement des documents. Il n'a pas mené une analyse détaillée, mais juste regardé "à la louche" quels étaient les documents les plus consultés. Et constate que, pour toutes les archives, on observe d'une part un phénomène de (très) longue traîne, et d'autre part une grande disparité du nombre de consultations, qui vont de 500 pour un article de l'Université de l'Oregon à plus de 34 000 pour une thèse de l'Université du Maryland.
Il faudrait bien sûr creuser un peu le mode de recueil des stats, vérifier que ce sont bien des consultations qui sont comparées (et pas de simples hits), bref faire quelquechose d'un peu plus scientifique, mais cela donne quand même un aperçu des usages, et permet de se poser quelques questions :
- Quelle est la provenance des visiteurs : une recherche sur Google, Google Scholar, l'OPAC ? - penser à installer un outil d'analyse statistique sur le serveur qui héberge l'archive locale, et se renseigner sur ce qui existe / ce qui est prévu sur HAL ; d'où aussi l'importance de l'interopérabilité et du référencement
- Quel type de document est le plus consulté : les thèses, les articles ? - L'effet de longue traîne joue-t-il sur tous les documents ?
- Finalement, comment estime-t-on que l'archive "marche" : en fonction du nombre de dépôts, certes, mais aussi sans doute en fonction du nombre de connexions - mais à partir de combien de connexions ?
[Crédit photo : Billa]
17:40 Publié dans Archives Ouvertes , e-valuation | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
06.11.2007
BibApp
Dorothea Salo faisait remarquer l'autre jour que l'acte de dépôt dans une archive ouverte est encore trop compliqué, et que l'on passe encore trop de temps à réfléchir aux moyens de remplir l'archive et à saisir des formulaires de métadonnées plutôt que de déposer effectivement des documents dedans. Si l'on y regarde bien, les métadonnées existent déjà dans les bases de données des éditeurs (pour la production scientifique publiée). Alors, ne serait-il pas pratique de pouvoir les récupérer des bases de données pour les réinjecter dans l'archive ouverte de son établissement ? Lorsque je lui en ai parlé, Dorothea m'a rappellé que rares étaient les éditeurs à autoriser le dépôt dans une AO de la version finale publiée des articles (celle qu'on trouve dans les bases de données), et m'a appris qu'Eric Larson et son équipe de la bibliothèque de l'Université de l'Illinois à Urbana-Champaign travaillent à la mise en place de BibApp, un outil qui permet de relier un chercheur aux documents qu'il a publiés dans les revues savantes, charge ensuite au bibliothécaire de valider le dépôt dans l'archive locale. Ca n'est pas très clair dit comme ça, mais la présentation du projet est plus éclairante. Suite au message de Dorothea, un autre bibliothécaire s'est manifesté pour signaler la moulinette qu'il a mise au point pour automatiser les imports de données dans DSpace.
15:31 Publié dans Archives Ouvertes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
29.10.2007
AO et communication 2.0
RePec (Research Papers in Economics), l'archive ouverte thématique en économie, vient d'ouvrir un blog. Les objectifs affichés sont :
"- d'expliquer comment RePec fonctionne,
- de débattre des décisions politiques à prendre
- de permettre aux utilisateurs de faire des commentaires et des retours sur l'archive
- d'élargir l'audiences des discussions menées au sein de l'équipe
- de permettre aux utilisateurs de participer à ce projet stimulant selon leurs possibilités
- d'informer sur les développements du mouvement des archives ouvertes susceptibles d'intéresser la communauté des économistes
- d'une manière générale, de discuter des modèles de diffusion des résltats de la recherche en économie et dans les disciplines associées."
Peu de posts pour l'instant, mais on y parle déjà de peer-review, de catégorisation des auteurs... toutes choses importantes pour le développement de l'archive, qui méritent d'être discutées sur la place publique, en complément des réflexions menées en interne par l'équipe de l'archive.
Initiative qui me fait réfléchir à la question de la communication autour d'une archive (attention, je réfléchis tout haut) : il me semble important de montrer ainsi que l'archive est vivante, avec des vrais gens pour la faire tourner, et n'est pas seulement une suite d'articles qui s'ajoutent mécaniquement, objectif pour lesquel l'outil blog fonctionne plutôt bien. Se pose alors la question du niveau auquel situer ce type de communication : local ou national ? (Je dérive évidemment sur la situation française). Au niveau local, il y a un intérêt : pour mettre en valeur une thématique de recherche ou la production globale de l'établissement, inciter un échange avec les utilisateurs de la communauté propre à l'archive, refléter le travail de sensibilisation (certains parlent "d'évangélisation") mené auprès des chercheurs. Mais pas vraiment pour influer sur les orientations de l'archive, ni même pour débattre des choix techniques et politiques, qui sont faits au niveau national.
En même temps, ce serait intéressant aussi de pouvoir échanger, poser des questions, dialoguer avec l'archive nationale autrement qu'à travers un helpdesk ou un manuel d'utilisation. Mais j'ai l'impression que ce type de fonctionnement, qualifions le de "2.0" pour faire vite, n'est pas compatible avec l'organisation institutionnelle. Vous en pensez quoi, vous (enfin les 3 lecteurs qui n'ont pas décroché après "blog" :-)) ?
[credit photo : patbreana]
19:40 Publié dans Archives Ouvertes | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
03.10.2007
Du PEB à l'AO
"Du PEB à l'AO : une transition naturelle
Quand les articles seront en libre accès, on n'aura plus besoin du Prêt Entre Bibliothèques (PEB). Il devrait y avoir globalement, une correlation inverse entre le nombre d'articles en libre accès et le nombre de demandes de prêt entre bibliothèques : au plus il y a d'articles en libre accès, au moins il y a besoin d'utiliser le PEB.
Ce qui libèrerait des financements (sur les charges liées au PEB) et des ressources humaines. Les fonds récupérés pourraient être redéployés pour compenser les frais de traitement des articles et financer la publication en libre accès pour les chercheurs de l'université [dans le cadre du modèle auteur-payeur, NDLT].
Les économies les plus importantes en ressources humaines bénéficieraient aux grosses bibliothèques universitaires, celles qui ont les collections les plus importantes, qui sont aussi celles qui prêtent le plus.
On pourrait alors raisonnablement se demander si les personnels actuellement en charge du prêt entre bibliothèques ne pourraient pas être formés aux tâches de gestion de l'archive ouverte. A mon avis, les personnels experts du prêt entre bibliothèques ont de grandes compétences à apporter à l'archive : ils ont l'habitude de travailler avec des documents et avec des enseignants-chercheurs, dans une relation de face à face, et sont attentifs aux métadonnées et au contrôle de la qualité des documents transmis par voie électronique.
Travailler dans un domaine où l'activité et la demande ralentissent est déprimant ; travailler dans un domaine émergent où l'activité augmente est motivant. Une transition du PEB vers l'archive ouverte bien organisée, cela signifie que la bibliothèque aura plus de personnel disponible pour l'archive, selon un modèle qui reflète le changement dans les besoins. Et, ce qui est tout aussi important, une approche intelligente de cette transition pourra amener des bénéfices substantiels : dans le moral de l'équipe, et dans une culture organisationnelle ainsi plus positive."
Heather Morisson, From interlibrary loans to institutional repository department: a natural transition.
[Crédit photo : wise wolf]
07:30 Publié dans Archives Ouvertes | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
24.09.2007
AO : questions sur les contenus
La bibliothèque de Cornell a sorti la nouvelle version de son archive institutionnelle : ecommons@Cornell. Elle héberge plus de 7 000 documents de toute nature : photos, thèses, articles de recherche, chapitres d'ouvrages... On y trouve même des travaux d'étudiants (en sciences de l'ingénieur), ce qui m'a fait penser à cet article (accès sur abonnement, tiens, je croyais que Sage était "open" pendant tout le mois de septembre, j'ai dû me tromper) de Margaret Pickton et Cliff McKnight, qui ont étudié la question des travaux d'étudiants dans les archives institutionnelles. Les responsables d'archives interrogés sont majoritairement pour l'inclusion des travaux d'étudiants, particulièrement les thèses et les mémoires. Et les auteurs insistent sur le fait que les projets d'AO doivent prendre en compte tous les acteurs susceptibles d'utiliser et d'alimenter l'archive, y compris donc les étudiants. Ce qui (re)pose la question du contenus des archives institutionnelles : doivent-elles être dédiées exclusivement à la recherche, auquel cas effectivement une archive centralisée suffit ? Ou bien être le reflet de toute la production numérique d'un établissement ? Mais dans ce cas, s'il y a multiplication des archives institutionnelles locales, quel intérêt alors de maintenir une archive nationale, ne vaut-il pas mieux travailler sur un outil de recherche moissonnant l'ensemble des archives locales ?
Bonne question pour démarrer la semaine... ;-)
[Crédit photo : Jan Bakker]
08:00 Publié dans Archives Ouvertes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
10.07.2007
Validation des contenus d'AO
Un des arguments souvent avancés par les éditeurs commerciaux dans les débats sur l'Open Access, c'est que leur travail d'édition - au sens de mise en page, de correction, de relecture - apporte une valeur ajoutée à l'article brut produit par le chercheur. Deux études ont été menées récemment, analysant articles publiés et versions pre-print validées, qui concluent que finalement on ne sait pas, p'têt ben qu'oui, p'têt ben qu'non : chez certains le travail d'édition concerne essentiellement la bibliographie, chez d'autres des erreurs ont été ajoutées par inadvertance lors du processus d'édition... Or pour atteindre une masse critique de contenus, les chercheurs comme les utilisateurs doivent être rassurés sur la qualité des informations disponibles dans l'archive. Cette question de la crédibilité des archives ouvertes est essentielle, et Alma Swan, qui rapporte ces infos sur son blog, insiste sur la nécessité pour le lecteur de savoir si ce qu'il consulte dans une archive ouverte est bien une version validée ; le JISC, conscient du problème, a lancé une nouvelle initiative, VALREC, un programme pour garantir la validité des données déposées dans les archives institutionnelles, qui passe par la définition de niveaux de validation, puis par le développement d'un outil automatisé de vérification des différentes versions d'un même article.
[crédit photo : Pulpolux]
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